Communiqué de Presse

Communiqué de presse 001/17-AN du 10 février 2017

L’Assemblée nationale a tenu, ce jour 10 février 2017 une réunion regroupant les membres du bureau élargie à la conférence des présidents. Cette réunion a constaté avec regret et consternation, qu’un hebdomadaire de la place, dénommé le figaro Mali, dans sa 12e édition du mardi 07 Février 2017, a publié un article portant gravement atteinte à l’intégrité morale du Président de l’Assemblée Nationale du Mali, du personnel et même de l’institution toute entière.

Cet article au caractère infondé et grossièrement mensonger viole les règles de base de la déontologie du métier de journalisme.

Comme sorti du néant, il s’attaque à l’honneur et à la dignité de la deuxième personnalité de la République et cela de façon irresponsable, sans la moindre preuve et sans recoupement de l’information conformément aux principes et pratiques de la presse en démocratie. L’objectif inavoué dans cet exercice de basse besogne est de chercher à nuire voire abattre un homme politique en charge d’une des plus hautes missions de l’Etat et de tenter de salir en même temps l’une des institutions pilier de la démocratie et de la République ainsi que l’image de ses serviteurs.

Aussi, comment comprendre que chaque victoire remportée par notre pays sur la scène nationale et internationale soit suivie d’un acte malveillant. A titre d’illustration :

- l’attentat terroriste de Gao est survenu juste après le 27ème sommet Afrique France ;

- l’agression médiatique ayant occasionné une exploitation cybercriminelle à l’encontre de l’institution et de son Président est intervenue seulement au lendemain de la tenue de la 12ème conférence de l’Union parlementaire des Etats membres de l’organisation de la conférence islamique (UPCI) à Bamako.

- l’enlèvement d’une religieuse colombienne dans le cercle de Koutiala est intervenu aussi après la réunion extraordinaire du G5 sahel.

Tous ces actes sombres et ces comportements peu orthodoxes nous amènent à croire que des mains invisibles et certains esprits malsains travaillent toujours à défaire ce que nous sommes en train de construire.

L’Assemblée nationale condamne vigoureusement ces agissements et ces montages grossiers mus par une volonté manifeste de chantage mercantile, auxquels se sont livrés le Figaro Mali et certains de ses complices tapis derrière de sites internet basés à l’étranger. Leurs actes dignes d’une mafia politico-financière, n’honorent nullement le monde de la communication et des medias. L’assemblée nationale apporte son soutien sans faille à son Président et à toutes les personnes mises en cause et blessées dans leur dignité.

L’Assemblée nationale se réserve le droit d’user de tous les moyens légaux pour que réparation soit faite à son endroit, à l’endroit de son honorable président et de toutes les personnes concernées. Elle est déterminée à tout faire afin d’établir la vérité et toute la vérité. L’Assemblée nationale invite la Haute Autorité de la Communication à assumer ses responsabilités dans la régulation et le contrôle de l’information dans notre pays.

L’Assemblée nationale invite le gouvernement à agir avec fermeté pour faire respecter les règles de création et de contrôle des médias. Elle lance un appel solennel à l’opinion nationale et internationale à faire la différence entre la vérité et la calomnie pour le confort et l’ancrage de la démocratie. La représentation nationale invite l’ensemble des organisations faîtières de la presse et tous les hommes et femmes de média à condamner avec la plus grande énergie et à se démarquer de la forfaiture de ce journal.

Fait à Bamako, le 10 février 2017

Honorable Moussa TIMBINE

Premier vice-président

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